Nos kilomètres zéros... Je lis en ce moment le livre Kilomètre Zéro de Maud Ankaoua que m'a conseillé de lire il y a quelques années de cela ma chère collègue C. avec qui j'ai eu l'immense plaisir de travailler et de partager des moments insolites et chaleureux au Musée de Cluny à Paris. J'avais lu Respire du même auteur, offert par ma mère qui pensait justement que j'avais besoin de respirer alors (et elle n'avait pas tort!) !... et C. m'avait dit : "Lis également Kilomètre Zéro, c'est fabuleux." Et voilà. Je l'ai enfin en main après l'avoir acheté cette fin d'automne dans ma petite librairie Les Mots retrouvés à Vitry-Sur-Seine. C'est drôle, j'ai pensé ce matin que la Cathédrale Notre Dame de Paris avait réouvert doucement au public ces derniers temps, avec ce point du Parvis qui est le point zéro des routes de France. C'est de là que part le kilométrage des bornes que l'on trouve sur les bords des routes de not...
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Après un long silence, je reprends doucement la parole. Existe-t-il un texte, une nouvelle, un roman, un poème, un essai qui parlerait du coeur des gens et de la capacité de ce coeur humain à encaisser les peines les plus terribles de ce monde? Parce que voyez-vous je n'en reviens pas que les coeurs n'explosent pas plus régulièrement que cela sous le coup de la douleur quand elle est trop intense. Il a fallu se taire cet automne en France après l'annonce de la mort et du martyre d'une jeune adolescente persécutée à Paris dans son immeuble par une jeune femme. Il a fallu se taire. Pour respecter le deuil des parents. Savons-nous que ce deuil est éternel et que nous ne pourrons jamais plus parler de cette "affaire" si nous ne nous y autorisons pas? Discuter pour quoi faire me direz-vous? Justement premièrement comme je le fais aujourd'hui, comme je me permets de le faire aujourd'hui, pour exprimer notre désarroi, notre peine, notre sidération, notre peu...
Il faut que je vous le dise : la guerre me désespère. Et même la poésie n'y suffira pas, mais cela ne peut pas faire de mal. C'est au moins ça, n'est-ce pas ? Alors allons!... ... "Ô jours resplendissants roulés par l'eau de mer, et denses en leur coeur comme une pierre jaune, ô la splendeur d'un miel respecté du désordre qui préserva leur pureté rectangulaire. L'heure crépite ainsi que l'essaim ou la flamme, et vert est le besoin de plonger dans des feuilles avant que tout en haut le feuillage devienne un monde scintillant qui s'éteint et murmure. Soif du feu, multitude ardente de l'été ô paradis que font seulement quelques feuilles : pour la terre au visage obscur, pas de souffrances, pour tous l'eau ou le pain, pour tous l'ombre ou la flamme; et que plus rien, plus rien ne divise les hommes que le soleil, la nuit, la lune, les épis." Pablo Neruda , poème 42 in La centaine d'amour Et Mondrian peignait chaque jour une fleur.

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