Il faut que je vous le dise : la guerre me désespère. Et même la poésie n'y suffira pas, mais cela ne peut pas faire de mal.

C'est au moins ça, n'est-ce pas ?

Alors allons!...


...

"Ô jours resplendissants roulés par l'eau de mer,

et denses en leur coeur comme une pierre jaune,

ô la splendeur d'un miel respecté du désordre

qui préserva leur pureté rectangulaire.


L'heure crépite ainsi que l'essaim ou la flamme,

et vert est le besoin de plonger dans des feuilles

avant que tout en haut le feuillage devienne

un monde scintillant qui s'éteint et murmure.


Soif du feu, multitude ardente de l'été

ô paradis que font seulement quelques feuilles :

pour la terre au visage obscur, pas de souffrances,


pour tous l'eau ou le pain, pour tous l'ombre ou la flamme;

et que plus rien, plus rien ne divise les hommes

que le soleil, la nuit, la lune, les épis."


Pablo Neruda, poème 42 in  La centaine d'amour





Et Mondrian peignait chaque jour une fleur.





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